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mardi 8 mars 2011

Les Passantes



Poème d’Antoine Paul
Chanté par Georges brassens
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir

dimanche 23 janvier 2011

Cavalcades dans les steppes

Poème écrit le 24 Août 2010!!



Un soir, soudain, les Chevaux de la nuit se sont libérés.

Cavalcades feutrées sur le sable d’un lit d’oued,

L’amazone métisse enfourche le bel alezan les guide au loin

Sans cris ni mots ils se fondent dans la steppe

L’Azwaw, au loin brandit sa bannière fripée,

Trop tard, mon frère, le destin est scellé.

***

Les images furtives éclairent les troglodytes…

A l’horizon, l’étoile du sud scintille

Ta voix me revient des profondeurs du temps

Ma belle ma douce rencontre,

Prends soins

De toi,

Des semences d’amour,

Des poulains et des parchemins anciens…

***

A l’aube naissante,

La cavalcade se fait tonnerre

Les amazones métisses s’apprêtent à changer le monde

Tremblez tyrans,

La tempête de colère arrose les semences de révolte

Tremblez tyrans ça va germer dans toutes les plaines.

Les parchemins anciens vont être mis à jour.