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mardi 19 janvier 2010

Faut-il revendiquer la période coloniale comme une époque qui a participé à notre histoire contemporaine?




J'ai eu à débattre de cette question à plusieurs reprises avec des amis de tous bords; certes les avis sont extrêmement partagés, la passion et la subjectivité dominent l'approche de beaucoup de gens. Si ceux qui ont eu à souffrir des diverses formes d'humiliation que leurs faisaient subir les français ont de bonnes raisons de manifester leur passions et parfois leur haine, ceux qui n'ont pas vécu la période coloniale ont du mal à argumenter leur réaction de rejet total.
Depuis un certain temps je cherchais un prétexte pour provoquer le débat autour de cette question, l'occasion m'a été offerte par la réaction excessive d'un "Facebooker" indigné par l'invitation de massir à rejoindre "un groupe pour la sauvegarde de l'architecture coloniale" en ces termes:
"What f... Whats' about your invitation for 'save colonial architecture in túnisia' ? Please the next time don't send me that kinds invitation. And let them burn colonialists past ya sarbi"

Je pense personnellement que les 75 ans du protectorat français ne doivent pas être "lus" d'une manière différente des années de domination romaine, carthaginoise,espagnole, turque vandale ou Normande. Certaine époques de pouvoir en apparence proche de nous, c'est à dire arabo-musulman furent des années noires d'atrocité et de misère.
Certains réclament ces derniers temps des "excuses" en bonne et dû forme de la France pour avoir colonisé notre pays, d'autres vont plus loin en exigeant des dédommagements pour les préjudices que notre pays à subi.Quel argumentaire juridique et moral peuvent sous-tendre de telles exigences.
Quelle est la part de responsabilité des gouvernants de l'époque de notre pays dans la précipitation de la Tunisie dans le processus de colonisation par la faillite de ses finances et l'éffondrement de son économie?
quelle est la part de la " Logique de l'histoire" dans ce processus?
La colonisation a-t-elle été une fatalité historique ou une invasion caractérisée d'un pays souverain dirigé par un pouvoir LÉGITIME?
Quel est le bilan ou les bilans des 75 ans de protectorat? N'y a-il pas nécessité de nuancer objectivement tant les aspects négatifs que ceux positifs de ce bilan?
Le destin tragique de certains pays africains des anciennes colonies devenus indépendants nous plonge aujourd'hui dans l'horreur devant tant de misère et de détresse humaine. Est à dire que la période coloniale était meilleure?
Enfin devront nous affranchir totalement les élites et les régimes nationaux en leur donnant un chèque en blanc sous prétexte qu'ils ont libéré nos pays ou appartiennent aux partis qui ont ont eu droit à l'héritage colonial pour en faire ce que bon leur semble?
En guise de conclusion, et eu égard au drame que vit une partie de la jeunesse du Maghreb et d'Afrique du fait de la Harka, certains esprits " mal intentionnés" disent: "Si la France serait restée plutôt 100 ans au lieu de 75, personne ne l'aurait laissé partir"
C'est vrai c'est une boutade qui peut être de mauvais goût pour certains, mais qui incite à réfléchir.

jeudi 17 décembre 2009

Ceux qui ne pensent pas comme nous.

Mon blog c'est une partie de moi, ce n'est en aucun cas une vitrine derrière laquelle se cache quelqu'un d'autre. je ne suis le jockey de personne, - De toute façon, à mon âge personne ne se risquerait de miser un sou vaillant sur moi- Ni parti ni lobby. Je trouve les hauts parleurs très pathétiques dans leur acharnement à nous convaincre de choses qu'ils ont du mal à en être convaincus eux mêmes.
être libre de toute obédience n'est pas chose aisée, vouloir être accompagné dans la solitude des idées fripées doit être une œuvre de toute ingratitude.

Sacré Georges tu nous es de tout secours en chaque circonstance.


Quand on n'est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto : "C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté."
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique :
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."


Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.


Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide -
Que l'on ne se conformât point à son avis.
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme !"
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."

Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.


Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs -
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."

Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.

La morale de ma petite ritournelle,
Il semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle :
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
"Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons."


Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.